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Les jolies nymphes de Seix

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Où quand Cédric et moi décidons de devenir nymphomaniaques.

Il était une Foix dans le Sud, en Ariège exactement, la ville de Seix, arrosée par le Salat, lui-même grossi par l’Arac, l’Alet et le Garbet. La FFPML y a organisé mi-septembre un stage de pêche à la mouche. Merci donc à David et son ordi, l’administrateur loisir, Alexis, Christophe et toute la sympathique équipe de la mouche qui flotte ou qui coule…

L’Ariège c’est beau mais c’est loin de Paris. Donc, direction Toulouse où Cédric, en vacances une fois de plus, m’attendait à la gare pour filer vers l’auberge du Haut Salat, notre abri nocturne de Seix, situé juste sur la réserve de la rivière. Sur la route longeant le Salat, de nombreux pêcheurs, toutes techniques confondues, profitaient, comme nous, du dernier week-end avant la fermeture.

Après avoir admiré les belles de Seix, nous sommes partis en amont pour essayer de négocier avec leurs copines un brin plus farouches… C’est à ce moment que l’on a déchanté. Le Salat est une rivière assez puissante, waders nécessaires, avec une eau limpide et un fond parfois glissant, qui, malgré nos belles sèches, ne nous a pas permis de revenir les doigts plein de mucus.

 

Même pas grave, de toute façon, on n’avait qu’une heure et demi, c’était juste pour s’ouvrir l’appétit. Pour le premier dîner, attablés avec d’autres participants venus d’horizons variés, un cassoulet a été servi, plat du sud oblige, et au fait, devinez de quoi nous avons parlé ? Puis nous sommes restés à table, gardant nos verres à côté des moulinets et des bobines de fil pour une approche plus pointue des bas de lignes. Adieu chaussettes, potences et pointes en 22 centièmes. Cédric et moi on a squatté Fabien avec qui nous avons papotés, le laissant réaliser nos raboutages filaires en espérant secrètement que ce serait une de nos armes absolues pour séduire les belles. C’est pourtant très simple, ce qu’il fait en 10 minutes, tchatche comprise, moi je peux le faire en 50 minutes, nervous breakdown compris.

Une petite clope pour mon compagnon, un petit chewing-gum à la nicotine pour moi, l’air frais des Pyrénées et au lit. En rentrant dans la chambre, on constate qu’un de nos collègues ronfle du sommeil du juste. Il doit être juste à quelques dizaines de mètres. Seix by night est mal barré, d’autant que Cédric et son cassoulet convolent dans le même lit.

Petit déjeuner au radar pour moi, bruyant et bavard pour les autres. David répartit les groupes de 4 pêcheurs accompagnés par un encadrant sur un secteur précis. Mon estimé compère a comme moi opté pour la technique de la nymphe. On s’est dit que lancer des montanas plombées de 8 en réservoir c’est bien, mais dans les rivières on peut en apprendre beaucoup plus. Surtout que la nymphe, c’est plutôt sous l’eau, alors pour le dragage on fait comment messieurs ?

C’est Jean Meya qui s’y colle pour notre première approche. Il commence par nous déstabiliser en expliquant qu’il ne faut pas sortir de soie et juste casser le poignet pour pêcher en amont. Quant au choix de la friandise, il nous propose d’utiliser des modèles classiques; lièvre et faisan. Cédric et moi on a bien quelques poignées de mouches chinoises dont nous ignorons le poids qu’on pense être des nymphes mais Jean paye sa tournée et nous offre la bonne mouche. Après, faut la nouer. Il nous montre un nœud qu’il réalise en à peine le temps d’un gobage. Soit le café du matin était frelaté, soit je suis à 2 de tension. On s’avance tous les 5 dans l’eau et on patauge un peu, le temps de trouver nos marques. Je me doute déjà que le poisson a entendu notre discrète démarche de parisiens… On s’applique à bien exécuter le geste, posé, dérive et ferrage. Ah non, le ferrage pas encore. On surveille attentivement les sections de fil fluo, prêts à sanctionner le moindre arrêt. J’ai donc sanctionné des feuilles et des brindilles qui le méritaient bien.

Pause déjeuner sur l’une des rives du Salat dans une ambiance conviviale où l’odeur des waders chauds l’emportait sur celle de l’épuisette mouillée. Le bruit de la rivière réussit pourtant à masquer le côté trop salé des chips. Une photo de famille pour nous immortaliser dans nos tenues étanches et hop, l’ordi de David nous affecta un secteur différent sous la houlette de Thierry Lelièvre. Il nous proposa de réaliser une potence afin d’augmenter nos chances de captures. J’ai expliqué à Thierry que n’ayant pas assez de doigts, ce serait cool qu’il me montre comment faire sur mon propre bas de ligne. Bien sûr, mon, hum…, ami Cédric le mit en garde contre ma fainéantise naturelle. Thierry reconnu de suite la paternité de ma nymphe (montée par Jean), mais ces deux là jouent en D1. Nos efforts sous le soleil des Pyrénées furent enfin récompensés par la prise de nos chers salmonidés. De tailles modestes, il est vrai, surtout ceux de Cédric, trop petits pour être naturalisés, évidemment. Mon deuxième poisson prit la nymphe en fin de dérive, près d’un bloc rocheux où je pensais m’accrocher. Un peu surpris, je me suis tourné vers l’aval, les doigts empêtrés dans la soie sortant de mon moulinet semi automatique. J’offris ainsi une leçon improvisée de ski nautique sur du nylon de 10 centièmes à cette Fario de bonne composition qui me laissa quand même admirer sa robe parfaite au fond du filet de l’épuisette.

Avant le dîner, on a assisté à une démonstration de Tenkara avec Maxime Miquel, guide et moniteur déjà croisé au salon de Paris. Cette pêche à la mouche d’origine japonaise se particularise par l’absence de soie donc de moulinet. Seule la longueur de la canne permet d’envoyer sèches et nymphes sur les postes souhaités. Le poulet sauce basquaise nous permit de conclure ce premier jour de stage passé dans l’eau pour la moitié inférieure et au plein air pour la partie supérieure.

Dimanche matin, la pluie tombait doucement pendant le petit déjeuner. L’ondée s’arrêta pendant que Jérôme Poirier nous emmenait sur le Garbet, affluent du Salat, aux eaux teintées par les précipitations de la nuit. J’ai donc pris mon bâton de wading pour contrer le courant et le manque de visibilité du fond. Sage précaution car le plouf causé par mon coéquipier me fit penser qu’il avait sûrement trouvé une nouvelle technique de nymphe à vue sous l’eau. Mais peut être Cédric voulait il juste vérifier l’absence de dragage de sa nymphe de plus près? Après s’être ébroué, il coupa à travers champs vers une portion de rivière plus prometteuse. Je ferrais un poisson qui me laissât admirer son ventre blanc et pris congé avant que je puisse l’observer de plus près. Cédric aussi avait leurré une truite pendant que Jérôme, tel un cabri amphibie, venait vers moi pour me conseiller sur les différents postes à aborder et le parcours idéal à suivre pour y accéder. La lecture de la rivière est un point important pour ce type de pêche.

Le sandwich dominical fut avalé sous un chapiteau de la ville de Seix pour éviter le milieu aqueux d’une météo incertaine déjà omniprésent. La dernière session se déroula avec Fabien Manganaro, le même qui nous confectionna nos bas de lignes. De retour sur le Salat, deux des membres de notre groupe essayèrent la pêche sèche et nymphe pendant que Cédric et moi insistions sur nos récentes acquisitions. Je loupais de peu une dorade royale pendant que mon concurrent avait trouvé le «nid» et piquait d’une manière éhontée ces pauvres poissons sans défense. Sportivement, je décidais de retarder mes ferrages afin d’appliquer la loi du no catch and no release. Un peu plus loin, alors que Fabien et Cédric étaient derrière moi, un arrêt de mon fil bicolore me fit ferrer un peu tardivement. Mon regard interrogateur vers mon encadrant qui hocha la tête me fit comprendre que cet arrêt n’était pas dû à une veine d’eau plus importante ou un relief du fond mais bien à une truite postée en bordure. Le poisson fila entre nos bottes me laissant seul avec mes questions existentialistes… Être nymphophile ou paraître nymphe au fil ?

17 heures sonnèrent la fin de l’aventure halieutique sur le parking municipal où la mine réjouie des participants laissait deviner la satisfaction des échanges conviviaux intervenus durant le stage, même si nous ne sommes pas devenus des bêtes à Seix.

Stéphane

Les photos (accessible uniquement à nos adhérents)

 

 

 

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